Le régime iranien

 

Le Régime en place depuis environ 30 ans

 En fait, après recoupement de discussions auprès de tous les iraniens rencontrés, au moins 85% de la population est contre le régime… et le Président le sais. C’est pour cela qu’il ferme les yeux sur les interdits : l’alcool, les paraboles, les importations et exportations illégales… cela lui permet d’éviter des troubles permanents. Par contre, il existe des interdits, des aberrations, sur lesquels il ne transige pas.

Pour la femme : le port du voile (scaf) est obligatoire dans tout l’espace publique, les chevilles ne doivent pas apparaître, la tenue vestimentaire doit être de couleur sobre (ici pas de couleur des Caraïbes), les nues pieds interdits, interdiction de fumer dans la rue.

Pour l’homme : pas de bermudas et encore moins de shorts, vêtements de couleur sobre comme pour les femmes, pas de cravate ni nœud papillon cela ressemblerait aux occidentaux (Satan).

Pour les couples : interdiction de s’embrasser et de se tenir la main dans la rue… Mais chose invraisemblable, à Esfahan et Shiraz on trouve des personnes se tenant la main, est-ce un début de révolte en sous-mains ?

Dans la rue, il y a quelques jours, une femme a été arrêté et emprisonné durant 8 jours, car sa tenue vestimentaire aux couleurs chatoyantes ne plaisait pas à la police…

Il laisse partir à l’étranger tous ceux qui veulent quitter le pays, à condition que les candidats trouvent un pays d’accueil mais surtout un visa. Mais pour quitter le pays, il faut de l’argent. Or c’est le nerf de la guerre pour la majorité de la population. En conséquence, nombre d’iraniens ont 2 boulots afin de pouvoir mettre un maximum d’argent de côté, font du trafic : alcool, importations illégales… ou bien ils travaillent en plus  le soir et le week-end. Afin de faciliter leur départ, et comme le pays regorge de dollars, le taux de change pour les iraniens est : 1 000 000 rials = 100 dollars la réalité est proche du double.

Le seul avantage qu’ils ont, est d’avoir une retraite après 30 ans d’activité. Celle-ci est faible. Le salaire minimum est de 150 dollars par mois, et un retraité rencontré nous disait qu’il gagnait 250 dollars par mois, et que cela n’était pas suffisant pour faire vivre sa famille :sa femme et une fille à l’université qui sont gratuites…

Danser ici n’est pas autorisé. Les boîtes de nuit sont interdites. Pour les mariages, il vous reste 2 solutions : les hommes et les femmes sont en 2 endroits distincts et dansent entre eux ou bien ils l’organisent dans un lieu caché type garage, cave… Vive la fête. 

L’alcool : vous n’en trouvez nulle part. Dur dur depuis près d’un mois… Mais en fait, il existe une contrebande qui importe : vodka, whisky et bière qui se vendent dans les arrières boutiques ayant pignons sur rue, il suffit de connaître les adresses pour en avoir. Lors de  dîners avec des iraniens, nous eûmes du whisky…

Les dollars ne viennent pas que du pétrole, le sous-sol est riche à souhait : silice, pierre précieuse, métaux rares…

Il existe beaucoup de millionnaire dans le pays, mais la majorité provient de la crise actuelle. En effet, ils jouent avec les hausses de certains produits. Par exemple le prix du poulet a été multiplié par 2 en moins d’un an. Cette population n’est guère aimée des industriels qui considèrent jouer sur la misère des pauvres, et qui plus est n’ont aucune éducation.

Les informations télé et papier sont coupées ou mensongères afin de présenter une vie plus idyllique à l’intérieur du pays. Or la vie est loin d’être rose. En se promenant dans les villes, on remarque tout de suite ceux qui tirent leur épingle du jeu. La plupart ont 2 activités : légale et illégale (hors drogue et alcool). Peu l’avouent mais l’importation d’une multitude de produits théoriquement interdit, sont sur le sol iranien. Le gouvernement ferme les yeux, car pour lui il s’agit d’un grand pied de nez à l’Occident. Les 8 000 suppressions de postes chez PEUGEOT en France a été relaté aux informations. Le gouvernement iranien a mis en avant cette information, en mentionnant que le nouvel embargo mis en place au 1er juillet, s’il lui était nuisible, l’était aussi pour les occidentaux. En effet, PEUGEOT fournissait de nombreuses pièces pour ses voitures assemblées en IRAN.

Malgré les réserves de pétrole, les iraniens ont des cartes de rationnement d’essence… environ 60L par personne et par mois. Il existe un marché noir, les iraniens utilisant les transports en communs et ayant un véhicule, revendent leur carte aux autres…

 

En fait, la majorité est prise entre 2 eaux : se taire ou se révolter. Leur crainte vient de l’extérieur : Etats Unis et Israël. Ces 2 pays aux dents longues, n’attendent que cette révolution. Cela leurs permettraient de récupérer le pétrole et le gaz. L’effet induit d’une telle hypothèse est refusé les iraniens. D’où leur flottement actuel. Il ne faut oublier que dans leur histoire, ils ont subis l’invasion par les arabes (qu’ils n’aiment pas du tout) et qu’il a fallu beaucoup d’années pour oublier ce joug. Leur souhait est donc plus de partir que de se révolter.

Il s’avère que seulement 15% de la population est favorable au régime… Mais qu’il n’existe aucun leader, ils ne peuvent créer un contrepouvoir comme cela s’est passé dernièrement dans d’autres pays. Aussi, les universités sont éparpillées dans les villes, afin d’éviter la création de groupes voulant se révolter. Les bases militaires font parties intégrantes du paysage urbain, ce qui permet de réagir immédiatement lors de manifestations. De toutes les façons le moindre écart est sanctionné de façon drastique.

En terme religieux, il n’existe que l’Islam, tout autre religion est interdite. Si une personne est prise en tant que chrétien, elle est tuée. C’est la liberté dans toute sa splendeur...

Il y a quelques années, des militaires sont venus chercher de force à son domicile un avocat. Cet homme dont au moins un des membres de la famille est avocat depuis plus de 200 ans, possède environ 60km² de terre provenant de ses ancêtres et sur lequel se trouvent 3 petits villages perdus dans les montagnes. Emprisonné pendant plusieurs jours avec interrogatoires, d’intimidations familiales et j’en passe, sous le joug de ces bourreaux a fini par signer la vente de ses terres. Une très longue bataille judicaire a suivi cette vente forcée. Aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre et les villageois sont à nouveau sereins. La pression du gouvernement sur la population est permanente et ce que vous soyez riche ou pauvre ; le traitement est le même : arrestation manu militari, emprisonnement, lavage de cerveau, torture… tout est mis en œuvre pour arriver à ce qu’il souhaite.

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