Le peuple iranien

Le peuple Iranien.

 

Du côté de la lorgnette, envoyée par nos « politiques tant français qu’européens», il « est infréquentable ». Sous le seul prétexte « qu’il ferait un usage du nucléaire non conforme à leurs souhaits » (Il aurait peut-être fait une bombe). Les plus sévères à imposer cet embargo, sont ceux qui possèdent déjà cet arme et avec plusieurs dizaines d’années d’avance sur lui…Cela laisse rêveur.  D’autant plus que ces mêmes OSTROGOTHS, ne se gênent pas de faire et faire faire des affaires avec leurs amis et ce malgré l’embargo qu’ils imposent depuis des années. Le seul pays droit dans ses bottes est la GRANDE BRETAGNE car elle a fermée son ambassade à TEHERAN… pas les autres…

(1) Le chauffeur du bus : Une fois tout le monde descendu, il nous conduit devant l’hôtel, discuta avec le patron et refusa de se faire payer. Nous le payons en donnant l’argent à son fils qui l’accompagnait.

(2) Le café : assoiffés après cette ballade, nous entrons dans un café et demandons un thé : nous n’en servons pas. Nous reprenons notre chemin, et une personne nous hèle et demande de revenir. Le patron se mit à discuter en anglais avec nous, nous servit par 2 fois du thé et refusa que nous le payons (essayez en France)… On se donne rendez-vous pour le lendemain vers 9h1/2-10h (heure d’ouverture probable) afin qu’il nous organise notre journée.  Ici, rien ne ressemble à chez nous : le litre de super est à 7000 rials (40 cts), le gas-oil (4000 rials) et le gaz omniprésent (3000 rials). Les bus sont de toutes les couleurs, 3 énormes sandwichs et 2 bouteilles d’ 1L ½ (eau et coca) pour 4 euros… laisse quelques peu rêveurs, la gentillesse et la serviabilité connue en TURQUIE se retrouve ici.

(3) Les femmes de KANDOVAN : entre les signes et le peu d’anglais qu’elles connaissaient, elles nous offrirent un thé avec des gâteaux secs, mais surtout nous remercièrent à plusieurs reprises d’être venus en IRAN. Un pays qu’elles adorent mais elles souhaiteraient surtout qu’il ne soit pas coupé du monde… 

Rencontrons 3 étudiants iraniens, fous de vélos qui nous confirmais (comme les iraniennes) que venir en France étaient presque impossible vu le coût du billet d’avion et de la vie sur place. En fait les 2 jeunes voulaient rallier LONDRES pour les jeux Olympiques en vélo, mais comme l’ambassade de GRANDE BRETAGNE est fermée, pas de VISA… 

Cela fait maintenant 36h que nous sommes en IRAN et la gentillesse du peuple iranien (que tous les guides annonçaient) est présente à tout moment. Encore ce soir, en quittant le restaurant, on nous fit cadeau d’une bouteille d’eau. Demandez donc même dans un restaurant où vous êtes un habitué de vous faire ce genre de chose…

(4) 2 étudiants iraniens : lors de notre passage au terminal, et après leurs avoir indiqués notre programme du lendemain, ils nous prirent dans leur voiture pour nous faire un de leur ville. Passage dans un terminal (uniquement des minibus) afin de valider que c’était bien là le lieu départ pour le lendemain. La nuit tombait et malgré cela ils nous emmenèrent en haut d’une colline surplombant toute la ville éclairée. Nous ramenant au restaurant, ils ne souhaitèrent pas rester manger avec nous, mais passèrent la commande à notre place ; ce qui nous arrangeait bien, vu que nous ne savons pas déchiffrer leur écriture.

(5) La famille : une fois monter à bord de leur voiture (Peugeot 405 presque neuve), ils nous conduisirent à l’hôtel qui leur semblait le meilleur marché de la place. Environ 2 heures après, on frappe à notre porte de chambre, la famille est de retour. Madame fait la grimace quand elle nous voit « entassés » dans la chambre qui pour nous est d’un confort jusque-là rarement égalé. Le fils faisant l’interprète de ses parents. Aussitôt, elle nous proposa de nous héberger en quittant de suite l’hôtel. Nous lui répondirent que cela était difficile. Comme ils nous demandaient combien de jours nous souhaitions rester, nous leur indiquions ce que nous allions voir entre 2 ou 3 nuits ne sachant pas exactement le temps que nous aurions à passer dans les transports. Sur ces mots, nous partons avec le père et le fils dîner dans une restaurant où ils restèrent nous regarder manger (à notre avis ils avaient dîné avant de revenir nous voir) et ce afin de nous ramener à notre hôtel. Durant le repas qui fut pantagruélique et très bon, le père nous proposa de nous emmener là où souhaitions aller… rendez-vous fut fixé à 8h le lendemain.

(6) l’Iranienne : 3 jours après l’avoir quitté au terminal de Tehran, nous recevions un coup de fil dans la chambre de notre hôtel. Elle venait nous demander de nos nouvelles, et nous proposait pour la fin semaine : certains quartiers du bazar pas connus des touristes, sur les hauteurs de Tehran… Rendez-vous pris pour la fin de semaine.

(7) 2 iraniens : l’un fait de l’importation via l’UKRAINE où il a habité 7 ans et l’autre est fan d’informatique. Autour d’un thé et de mon micro, en 10 minutes, les filtres disparaissent et je retrouve la joie de naviguer sur internet. Comme de bien entendu, il hors de question que l’on paye leur prestation, car ils considèrent inadmissible le fait d’être bridé à ce point et que de violer les interdits est pour beaucoup un sport national. 

(8) le couple : après avoir hébergé Pascal pendant 2 nuits, ils nous invitèrent à faire un pique-nique dans un des parcs au nord de Tehran. Là après avoir préparé un barbecue, l’iranien nous présenta une canette de 33cl de whisky… La première goutte d’alcool depuis plus de 3 semaines. Malgré la piètre qualité, nous dégustions avec saveur ne sachant pas quand la prochaine opportunité se présentera avant le 29 juillet date à laquelle nous quitterons l’Iran.

(9) Rentrant dans la banque face aux formalités des visas, un homme nous demanda ce que nous venions y faire. Il ne faut pas oublier qu’en IRAN les cartes de crédit ne sont pas acceptées et que le change se fait soit dans la rue… soit dans des bureaux de change. Lui expliquant la situation, il nous indique que ce n’est pas la bonne banque et nous propose de nous y emmener. Une fois dans la place, il remplit pour nous le formulaire en Farsi. En sortant, il rencontre un ses amis qui nous propose de conduire au lieu de notre visite, considérée comme trop éloignée et surtout à cause de la chaleur. Nous acceptâmes avec le grand plaisir et ce sans vouloir se faire payer. Demandeez donc à un français de le faire…

(10) Resté dans le couloir vu la chaleur et la non climatisation, je fus abordé par 2 charmantes jeunes filles, qui venait à Esfahan pour un mariage. Toutes les 2 souhaitent quitter l’Iran ne supportant plus les atermoiements du gouvernement, sachant qu’une partie de leur famille est déjà partie. Echange de mails et téléphone. Lors de notre passage à Tehran, nous avons passé une soirée géniale avec elles.

(11) Elle nous fit descendre là où son mari l’attendait. Chargeons nos sacs et partîmes en quête d’un hôtel. 3/4h plus tard c’était chose faite. Sans leur aide et surtout de nuit, je pense que nous aurions galéré pendant plus de 2h et pris n’importe quoi.

(12) Notre aide à l’arrivée de YAZD, nous fis visiter la ville de long en large pendant 2 jours et ce grâce un chauffeur de taxi super. Les soirées passées avec elle et sa sœur nous ont permis de découvrir la vraie vie des iraniens. Lorsque nous nous sommes quittés, elle n’a pas souhaité que nous la payons considérant qu’il était de son devoir de nous recevoir ainsi, alors qu’elle est aux antipodes de ceux qui gouvernent. De retour à Tehran, où elle était venue pour le week-end, je fis la connaissance de quelque uns de ses amis. Nous étions dans le nord de Tehran, un autre monde que celui côtoyé lors de notre séjour dans le centre. On se croirait presque dans un autre pays tellement la vie est différente.

(13) Notre sauveur Morteza parlant anglais expliqua au guichet notre demande de billet pour Mashhad du lendemain. A un moment, plus de place, et 5 minutes plus tard nous finissons à obtenir notre billet. Pendant ce temps, les chauffeurs de taxi nous harcelaient afin de savoir qui allait nous emmener dans un hôtel (nous n’avions aucune réservation). Notre sésame en main, Morteza nous fit monter dans un taxi avec lui. Après quelques mètres, il dit au chauffeur, ils ne vont pas à l’hôtel je les prends chez moi. C’est ainsi que nous avons passé près de 36h chez son père avec lui. Hormis d’avoir partagé tous les repas, nous avons appris et reçu confirmation de beaucoup de choses sur le pays. Malgré les problèmes qu’on les iraniens à voyager, lui va régulièrement à l’étranger pour le plaisir. Ses 2 sœurs et 1 frère vivent aux USA, son père y passe au moins 4 mois par an, lui ne souhaite plus y retourner après y avoir vécu 15 ans et revenu en Iran il y a quelques années. Lors de notre départ, un pincement au cœur réciproque nous ramena à la dure réalité qu’il fallait que l’on se sépare.

 

Sincèrement et comme les personnes rencontrées durant notre périple, revenir en IRAN ne peut être que joie, bonheur… vu les liens tissés sur place et les étreintes reçues lors de nos départ. La profondeur de leur hospitalité, avec ce qu’ils endurent, est dans leur gêne et cela personne ne pourra leur prendre. Si la France possédait que 10% de ce qu’ils ont : hospitalité, serviabilité, sécurité, générosité et j’en passe, vous pourriez écrire l’hospitalité avec un grand H. Or c’est loin d’être le cas. Il vous suffit de faire un essai : demandez en anglais dans la rue ou dans une boutique où se trouve tel monument ou telle adresse. Avant de trouver quelqu’un qui vous y conduit à 90%, vous pouvez toujours attendre. Laisser un objet sur un muret et revenez 1/2h après il est encore là… prenez un taxi en lui indiquant une adresse, si vous êtes étrangers il vous fait le tour de la ville avant de vous y emmener… les exemples sont trop nombreux et trop vécus. Et pourtant la France est le pays le plus visité : pour son histoire, ses monuments, sa nourriture… mais dans le classement son hospitalité est défaillante.

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